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■▀ LES COULISSES DE L'INDUSTRIE

 

Créé par le salon Industrie Grand Ouest, le podcast "Dans les coulisses de l'Industrie" vous amène au sein des plus grandes entreprises et institutions industrielles. Elles vous révèleront témoignages, conseils et expertises.

Un format court vous permettant de l'écouter dès que vous avez une pause dans votre journée !

Alors montez le son et rentrez dans les coulisses de l'Industrie... 

Carine Criou,
Déléguée financement, BPI Pays de la Loire


La Banque Publique d’Investissement a soutenu en 2021 plus de 3 000 entreprises dans la région des Pays de la Loire. En 2022, à travers le plan French Fab, elle intensifie son soutien à l’Industrie.

Pour 2022, 2 priorités sont au menu de BPI : l’Industrie et la Transition Ecologique. Dans la boite à outils de BPI France, pour accompagner les entreprises vers ses objectifs, plusieurs dispositifs dont le Prêt Nouvelle Industrie qui veux encourager les startups à passer à l’échelle industrielle.
Ce prêt s’adresse aux startups et PME industrielles qui sont sur un projet innovant. Les montants sont significativement plus élevés que ce qui est fait habituellement : entre 3 et 15 millions d’euros sur des durées qui peuvent aller jusqu’à 15 ans.
Une identification des entreprises de la région qui peuvent bénéficier de ce prêt est en cours. Ce sont des entreprises sur des secteurs de type énergies renouvelables ou sur le recyclage des déchets (pour recycler des déchets et en faire de nouvelles matières premières).
150 millions d’euros seront déployés sur l’année 2022 dans le réseau BPI France.
Objectif : 100 nouvelles usines par an sur le territoire Français sur les 5 prochaines années.

Comment se traduit l’accompagnement par BPI des entreprises qui souhaitent mettre en place leur transition écologique ?
Le gouvernement français a demandé à BPI d’être la banque du climat pour les entreprises donc c’est un continuum d’accompagnement qui sont mis en place :
- Différents diagnostiques en partenariat avec l’Ademe
- Des prêts (60 millions d’euros de prêts en 2021 en Pays de la Loire). Ce sont des prêts qui vont jusqu’à 5 millions d’euros par an, sans garantie, pour accompagner la transition énergétique des entreprises
Les acteurs de l’industrie ont besoin d’outils pour aller vers cette transition écologique car ce sont souvent des secteurs qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre.
Il s’agit avant tout d’une nouvelle réflexion à mettre en place auprès des industriels qui ont conscience de l’urgence de la situation.

 

Ecoutez l'intégralité de l'épisode :

               

Grégory Le Coënt
Vice-président du groupe WIRQUIN

Le groupe WIRQUIN est spécialisé dans les équipements pour le sanitaire et la plomberie (siphons, joints, mécanismes de chasse d’eau…). Son siège social est situé à Carquefou, près de Nantes. WIRQUIN possède plusieurs usines dans le monde : en France, en Chine, en Roumanie, en Russie, au Portugal, en Espagne et en Afrique du Sud. Le groupe emploie plus de 1 200 salariés.

https://www.wirquin.fr/filiales.html 


Wirquin a dû comme tout le monde réagir face à cette crise sanitaire et économique. Ces chamboulements les ont obligés à prendre du recul par rapport à une réalité que tout le monde pensait figée. Il s’agit d’une vraie remise en question pour l’Industrie.


La crise a permis à Wirquin de revoir sa production pour répondre à son nouveau programme de réduction de l’empreinte carbone. Pour cela, ils ont envisagé la production localisée.


L’entreprise a relocalisé de Chine la production d’un système d’évacuation compact en investissant plus d’1 million d’euros dans une unité de production à Carquefou.


Le groupe est convaincu que la réduction de l’empreinte carbone passe par la relocalisation ou, en tout cas, une meilleure localisation de l’outil de production par rapport à la concentration géographique des ventes de ce produits.


Par exemple, le produit Slimplus (bonde de douche innovante), a été relocalisé en France car c’est le centre de gravité commercial des ventes de ce produit. Le produit Slimplus est surtout vendu en Europe de l’Ouest, c’est donc plus pertinent de relocaliser ce produit en France et non en Chine comme il l’était avant.


Nous retenons que la décision est souvent économique et environnementale lorsqu’il s’agit de relocaliser une production en France. Selon Grégory Le Coënt, il faut prendre conscience qu’une relocalisation vers la France a un coût économique en comparaison à d’autres pays : plus les coûts de production seront augmentés en France, plus la relocalisation sera difficile.
 

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Stéphane LECOINTE
Chargé de mission décarbonation de l’Industrie, ADEME Bretagne et Pays de la Loire.

L’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), accompagne les industriels dans leurs objectifs de décarbonation et de transition énergétique.
La décarbonation est la réduction des émissions de gaz à effet de serre produits lors d’un processus de production. Pour limiter les émissions, cela passe par limiter l’exploitation d’énergies fossiles (charbon, gaz naturel ou pétrole).

À la suite de la crise énergétique que l’on a subit en conséquence de la crise en Ukraine, l’ADEME a lancé un appel à projet « Industrie Zéro Fossile » dans l’urgence.

Cependant, les industriels rencontrent des difficultés lorsqu’ils s’engagent dans un programme de décarbonation.
Stéphane Lecointe, nous précise que le plus difficile est de continuer à faire tourner les activités économiques et les process, ainsi que d'honorer les commandes. Il faut bien hiérarchiser les enjeux : déterminer les potentiels gains sur les deux thématiques : consommation énergétique et émission de C02.

L’ADEME a un message clair : il est urgent d’agir. Cela sous-entend pour les industriels de baisser leur émission de C02 de -35% par rapport à leurs émissions de 2015 dans le cadre de la neutralité carbone en 2050. Stéphane Le Cointe précise que la décarbonation passe en grande partie par les consommations d’énergie fossile. Cependant, il faut également retravailler sur du plus local et du plus raisonné pour mieux appréhender les crises à venir.

S’engager dans un programme de décarbonation c’est aussi parfois de lourds investissements pour les industriels. C’est pour cela que l’ADEME met en place de nombreux dispositifs afin d’aider les industriels à investir intelligemment, avec une possibilité d’être soutenu financièrement dans des études de faisabilité, des audits préalables.

La nouveauté de cette année à l’ADEME est le développement d’aides performantes : afin d’aider les fournisseurs de solutions performantes de la décarbonation des industriels à développer leur offre et fiabiliser à les produire mieux et en plus grande quantité.
Également l’appel à projet DECARB-FLASH qui devrait sortir avant la fin du mois de juin afin d’aider les projets de tailles bien plus modestes.

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Anne-Marie MARTEL
Chargée de mission, détection et évaluation de projets innovants à Atlanpole

Incubateur régional des Pays de la Loire, Atlanpole favorise l’émergence, la création et le développement d’entreprises innovantes grâce à plusieurs dispositifs d’accompagnement.

Parmi ces dispositifs, le programme Manufacturing Factory, programme sur 6 mois, qui s’adresse aux entrepreneurs qui innovent dans le secteur de l’Industrie : futurs créateurs d’entreprise, jeunes entreprises ou PME qui souhaitent se développer.

Ce programme existe depuis maintenant 5 ans. Le numérique et les sujets liés à la transition écologique sont deux thématiques fortes qui ressortent le plus lors de la création de start-ups industrielles, selon l’analyse d’Anne-Marie Martel.

Par exemple, deux entreprises qui ont été accompagnées par ce programme :
- Société Bysco : qui développe un matériau bio-sourcé, un tissu technique à base de byssus de moule.
- Rémy Prud’homme : qui a développé un système d’objet connecté pour la traçabilité des équipements de protection industriels.

La création de start-ups industrielles se multiplient, il y a un fort dynamisme.

Anne-Marie Martel nous fait part que les entrepreneurs sont accompagnés côté recherche afin d’avoir un retour de partage de connaissance et de trouver des financements. L’action forte chez Antlanpole est de mettre en avant les partenariats aves les pôles de compétitivité. 

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Franck LOUVRIER
Maire de la Baule et Vice-Président du Conseil Régional des Pays de la Loire (en charge de l’économie et du tourisme)

Suite aux crises que nous traversons, la Région des Pays de la Loire a récemment mis en place de nouveaux outils pour aider les industriels à recruter et à s’approvisionner localement.

Franck Louvrier n’est pas inquiet pour l’avenir de l’Industrie en Pays de la Loire. Les PDL sont une terre d’industrie : c’est la première région des régions françaises pour sa part de l’emploi industriel dans l’emploi total (un peu plus de 16%, 262 000 emplois).

La Région prévoit d’investir 253 millions d’euros pour passer à la nouvelle génération de l’Industrie, celle du futur. Notre région connaît un taux de chômage parmi les plus bas de France (6%), et néanmoins les entreprises peinent à recruter, notamment dans le domaine industriel.

Pour pallier cette problématique, la Région a créée avec la Présidente de la Région, Christelle Morançais, un site de référence pour trouver un emploi et recruter en Pays de la Loire. Il s’agit de nosemplois.fr, lancé en juin 2022, qui permet de faciliter et d’accélérer la rencontre entre les besoins en compétences des entreprises et les candidats. Ce service est 100% gratuit pour les entreprises comme pour les candidats.

Pour en savoir plus : https://www.paysdelaloire.fr/sites/default/files/2022-06/cp-220603-lancement-du-site-nosemplois.fr-chez-saunier-duval.pdf

La région a également développé « se fournir en PDL », dans le cadre du plan de relance, afin de répondre aux problèmes d’inflation et de rupture d’approvisionnement. C’est une offre de services 100% personnalisée pour faciliter l'approvisionnement local des industriels en Pays de la Loire.  

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Patrick CHEPPE
Vice-Président de la CCI Nantes St Nazaire en charge de l’accélération des entreprises industrielles et de l’animation de l’écosystème local. PDG du Groupe Europe Technologie (Carquefou).

Au programme de ce podcast : innovation, fabrication additive et cybersécurité.

L'industrie se relance, pour cela, il faut consolider les filières. La particularité de notre région est que nous avons une offre diversifiée dans le domaine industriel en Pays de la Loire.
Les grandes usines du CAC40 (ex : Airbus) ont besoin d’une filière solide : techniquement mais aussi financièrement.

Le secteur industriel innove par de nouveaux procédés de fabrication : il s’agit de la fabrication additive. C’est une nouvelle technologie qui permet de passer de la conception à la fabrication sans outillage.

La cybermenace a explosé dans le domaine de l’Industrie, nous confie Patrick Cheppe.
Quelques chiffres à ce sujet :
60% des entreprises industrielles (plutôt dans le 44) ont subi un ralentissement à cause de la cybersécurité.
1/3 ont subi un préjudice de plus de 10 000 €.
43 % d’industriels qui disent qui ont été menacés d’harponnage.

La cybermenace engendre des coûts supplémentaires, cela réduit les marges, c'est un réel problème.

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